{
 "project": "Avant d'y croire",
 "lang": "fr",
 "version": "1.0.0",
 "updated": "2026-07-22",
 "license": "CC BY 4.0 — https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/",
 "attribution": "Avant d'y croire — Association ODERSA",
 "reflexes": [
  {
   "id": "r01",
   "num": 1,
   "slug": "qui-parle",
   "title": "Qui parle ?",
   "hook": "Avant de peser une info, on regarde qui la tient.",
   "summary": "Un compte anonyme, un cousin bien intentionné, un journal, un vendeur : la même phrase n'a pas le même poids selon la bouche qui la prononce.",
   "why": [
    "Sur un écran, tout se ressemble : une rumeur lancée par un compte créé la semaine dernière s'affiche avec la même police, les mêmes couleurs et le même sérieux qu'une enquête vérifiée. C'est la grande illusion du numérique — l'emballage ne dit plus rien de l'expéditeur.",
    "Alors le premier réflexe tient en une question toute simple : qui me dit ça ? Pas « qui me l'a transféré » — votre oncle n'est que le facteur. Qui l'a écrit, au départ ? Une personne identifiable ? Une rédaction qui signe et corrige ses erreurs ? Ou personne, justement ?"
   ],
   "gestures": [
    "Cherchez un nom, un visage, une organisation derrière le message. Introuvable ? C'est déjà une réponse.",
    "Ouvrez le profil qui publie : depuis quand existe-t-il, que publie-t-il d'autre, à quoi ressemble le reste ?",
    "Distinguez l'auteur du messager : la personne qui vous transfère l'info n'est presque jamais celle qui l'a écrite.",
    "Méfiez-vous des « un ami médecin », « quelqu'un qui travaille là-bas » : une source qu'on ne peut pas retrouver n'est pas une source."
   ],
   "trap": "« Un policier de la ville l'a confirmé à ma collègue » : le message tourne dans trois groupes de quartier. Quel policier ? Quelle collègue ? Personne ne sait. L'info n'a pas d'auteur — elle n'a que des transporteurs.",
   "mantra": "Pas d'auteur, pas de confiance."
  },
  {
   "id": "r02",
   "num": 2,
   "slug": "quelle-source",
   "title": "Quelle source ?",
   "hook": "Remonter le courant jusqu'à l'origine de l'info.",
   "summary": "Une capture d'écran, un « selon des études », un article qui cite un article : l'info voyage loin de sa source. Le geste : remonter jusqu'au document d'origine.",
   "why": [
    "Une information, c'est comme une rivière : plus on s'éloigne de la source, plus elle charrie de choses qui ne s'y trouvaient pas au départ. Un rapport devient un article, l'article devient un titre, le titre devient une capture d'écran recadrée — et à l'arrivée, le message ne ressemble plus du tout au point de départ.",
    "La bonne nouvelle : l'origine se retrouve. Un document officiel se consulte, un communiqué se vérifie sur le site de celui qui l'aurait publié, une « étude » a un titre et des auteurs. Si l'info affirme sans jamais montrer d'où elle tient ça, c'est elle qui a un problème — pas vous."
   ],
   "gestures": [
    "Cherchez le lien vers le document d'origine. Il n'y en a pas ? Cherchez-le vous-même avec quelques mots-clés précis.",
    "Une capture d'écran n'est pas une source : retrouvez la publication d'origine — elle est peut-être coupée, modifiée ou inventée.",
    "« Selon une étude » sans nom d'étude = alerte. Une vraie étude a un titre, une date, des auteurs.",
    "Sur un site inconnu, ouvrez la page « à propos » : qui édite, avec quelle adresse, depuis quand ?"
   ],
   "trap": "Un post affirme qu'« une nouvelle règle » va changer les horaires du collège, capture d'écran à l'appui. Sur le site officiel de l'établissement : rien. La capture venait d'un document de travail vieux de deux ans, jamais adopté.",
   "mantra": "Remonte à la source, pas au porte-voix."
  },
  {
   "id": "r03",
   "num": 3,
   "slug": "quelle-date",
   "title": "Quelle date ?",
   "hook": "Une vraie info d'il y a cinq ans peut devenir une fausse info d'aujourd'hui.",
   "summary": "Photos de catastrophe, alertes, promotions, décisions : d'anciens contenus ressortent sans cesse comme s'ils étaient neufs. Toujours chercher la date — et se demander si le contexte a changé.",
   "why": [
    "C'est l'un des recyclages les plus efficaces du web : rien à inventer, rien à truquer. On prend un contenu authentique — une inondation filmée il y a des années, une alerte dépassée, une déclaration ancienne — et on le republie aujourd'hui, sans date. L'émotion fait le reste.",
    "Le piège est double : un contenu vrai mais vieux peut être devenu faux (la règle a changé, le produit a été retiré, l'alerte est levée)… ou être resté parfaitement valable. C'est la date qui permet de trancher — pas l'apparence du message."
   ],
   "gestures": [
    "Cherchez une date : celle de publication, et celle des faits. Ce sont souvent deux dates différentes.",
    "Pas de date visible ? Recherchez les mots-clés du message : la première publication ressort en général vite.",
    "Pour une image ou une vidéo, la recherche d'image inversée montre quand elle a déjà circulé.",
    "Avant de partager une alerte ou une consigne, demandez-vous : est-elle encore d'actualité, ici et maintenant ?"
   ],
   "trap": "« Regardez ce qui se passe EN CE MOMENT sur la côte ! » : la vidéo est spectaculaire, le ciel noir, les vagues énormes. La même vidéo circulait déjà lors d'une tempête, des années plus tôt. La mer était vraie — le « en ce moment » était faux.",
   "mantra": "Sans date, une info flotte — et on lui fait dire n'importe quoi."
  },
  {
   "id": "r04",
   "num": 4,
   "slug": "image-preuve",
   "title": "L'image dit-elle ce qu'on prétend ?",
   "hook": "Une photo prouve qu'une scène a existé — pas que la légende dit vrai.",
   "summary": "Recadrée, sortie de son contexte, retouchée ou générée : une image « parle » rarement d'elle-même. C'est sa légende qu'il faut interroger, et son origine qu'il faut retrouver.",
   "why": [
    "Nous croyons nos yeux — c'est humain. Une photo semble être une preuve : « je l'ai vu, donc c'est arrivé ». Mais une image ne raconte jamais toute l'histoire : le hors-champ, le moment, le lieu, la légende qu'on lui colle… tout cela peut transformer une scène banale en scandale, une répétition de théâtre en fait divers.",
    "Et il n'y a même plus besoin de trucage : la plupart des images trompeuses sont d'authentiques photos… d'un autre endroit, d'un autre moment, ou d'un autre sujet. S'y ajoutent désormais les images générées, souvent très convaincantes. Le geste ne change pas : ne pas demander à l'image si elle est belle, mais d'où elle vient."
   ],
   "gestures": [
    "Recherche d'image inversée : où et quand cette image a-t-elle déjà été publiée, avec quelle légende ?",
    "Interrogez le cadre : que verrait-on juste à côté, juste avant, juste après ?",
    "Pour une possible image générée : détails des mains, textes illisibles en fond, reflets incohérents — des indices, jamais des preuves. L'origine reste le vrai test.",
    "Séparez les deux questions : l'image est-elle authentique ? ET la légende dit-elle ce que l'image montre vraiment ?"
   ],
   "trap": "Une photo montre une file d'attente immense devant une pharmacie, légendée « pénurie totale en ce moment ». La recherche inversée retrouve la même photo : c'était l'ouverture d'une boutique, dans un autre pays, pour un lancement de jeu vidéo.",
   "mantra": "Une image prouve la scène — jamais sa légende."
  },
  {
   "id": "r05",
   "num": 5,
   "slug": "qui-d-autre",
   "title": "Qui d'autre le dit ?",
   "hook": "Une info importante ne reste jamais seule bien longtemps.",
   "summary": "Le geste des professionnels : la lecture croisée. Si un événement énorme n'apparaît que sur UNE publication, c'est le signal d'attendre — pas de partager.",
   "why": [
    "Voici le geste le plus contre-intuitif — et le plus puissant. Face à une info douteuse, on a le réflexe de la relire encore et encore, de scruter ses détails. Les vérificateurs professionnels font l'inverse : ils quittent la page. Ils ouvrent d'autres onglets et regardent ce que d'autres sources indépendantes disent du même fait, et de celui qui l'affirme.",
    "La logique est simple : un événement vraiment important laisse des traces partout. Si une « révélation énorme » n'existe que sur une seule publication qui tourne en boucle, deux possibilités : c'est trop tôt… ou c'est trop faux. Dans les deux cas, ça peut attendre. Attention au faux croisement : dix sites qui recopient le même texte mot pour mot ne font toujours qu'UNE source."
   ],
   "gestures": [
    "Prenez les mots-clés de l'info et cherchez-les ailleurs : qui d'autre en parle, et que disent-ils ?",
    "Comparez des sources indépendantes entre elles — pas dix copies du même communiqué.",
    "Personne d'autre n'en parle ? Pour un fait énorme, ce silence est un indice majeur.",
    "Croisez aussi la source elle-même : que disent les autres du site ou du compte qui publie ?"
   ],
   "trap": "« Le maire a annoncé la fermeture de toutes les piscines ! » Un seul site en parle — celui qui l'affirme. Ni la mairie, ni la presse locale, ni personne d'autre. Trois jours plus tard, le post a disparu. Les piscines, non.",
   "mantra": "Une info seule au monde n'est pas encore une info."
  },
  {
   "id": "r06",
   "num": 6,
   "slug": "trop-beau",
   "title": "Trop beau pour être vrai ?",
   "hook": "Plus une affirmation est énorme, plus elle doit apporter de preuves.",
   "summary": "Le remède universel, le gain sans effort, le scandale absolu : l'énormité même d'une affirmation est un signal. L'extraordinaire exige des preuves extraordinaires.",
   "why": [
    "Il existe un détecteur de fausses infos que vous portez déjà sur vous : la sensation du « c'est énorme ». Le remède qui guérit tout, le placement qui rapporte sans risque, la révélation qui change tout… Ces messages ont un point commun : ils promettent beaucoup et prouvent peu.",
    "Attention, l'énormité ne suffit pas à condamner : il arrive que le réel soit incroyable. C'est une question de proportion — plus l'affirmation est extraordinaire, plus la preuve doit l'être aussi. Un fait banal se croit sur parole ; un fait énorme se vérifie deux fois. Et si c'était vrai, d'autres le diraient déjà (réflexe 5)."
   ],
   "gestures": [
    "Notez l'ampleur de la promesse : « tout », « jamais », « 100 % », « révolutionnaire » — plus c'est absolu, plus c'est suspect.",
    "Cherchez la preuve proposée : un témoignage ému et trois points d'exclamation ne pèsent rien face à une promesse énorme.",
    "Demandez-vous qui gagnerait à ce que ce soit vrai… et pourquoi personne d'autre n'en parle.",
    "L'urgence (« dernière chance », « avant ce soir ») sert à vous empêcher de vérifier : c'est précisément le moment de le faire."
   ],
   "trap": "« Cette astuce fait économiser 80 % d'électricité, les fournisseurs la détestent ! » Si un geste simple divisait les factures par cinq, votre voisin, votre cousine et tous les journaux du pays en parleraient depuis longtemps. Le silence général répond à la question.",
   "mantra": "Promesse énorme, preuve énorme — sinon, c'est non."
  },
  {
   "id": "r07",
   "num": 7,
   "slug": "ca-me-vend-quoi",
   "title": "Qu'est-ce que ça me vend ?",
   "hook": "Derrière beaucoup d'« infos », il y a une intention : vendre, faire cliquer, faire peur, rallier.",
   "summary": "Produit, clics, abonnements, colère : se demander à qui profite le message change tout. Ce n'est pas toujours de l'argent — l'attention et l'indignation se monnayent aussi.",
   "why": [
    "Une information se présente rarement en disant « bonjour, je suis une publicité ». L'alerte santé qui finit sur une boutique de compléments, l'article-choc bardé de publicités, le compte qui vous met en colère tous les jours pour que vous reveniez… Derrière beaucoup de contenus, il y a un modèle : quelque chose se vend, et c'est parfois simplement votre attention.",
    "La question « qu'est-ce que ça me vend ? » ne rend pas cynique — elle rend lucide. Un contenu peut avoir un intérêt ET être honnête : le tout est de voir l'intérêt au lieu de le subir. Celui qui vous informe en vous vendant quelque chose mérite juste une vigilance de plus."
   ],
   "gestures": [
    "Regardez où mène le message : boutique, lien d'affiliation, demande de don, abonnement, formulaire ?",
    "Repérez les mentions discrètes : « contenu sponsorisé », « en partenariat avec » — souvent en tout petit.",
    "Le contenu joue-t-il sur une émotion forte (peur, colère, indignation) qui pousse à cliquer et partager ? L'émotion est un carburant qui se vend très bien.",
    "Demandez-vous : si personne ne cliquait, ce message existerait-il encore ?"
   ],
   "trap": "Une vidéo alerte sur « le danger caché » d'un aliment du quotidien. La démonstration est inquiétante, le ton grave. Dernière seconde : « heureusement, ma cure naturelle règle le problème — lien en description ». L'alerte n'était pas une info, c'était une vitrine.",
   "mantra": "Trouve ce que ça vend, tu trouveras ce que ça vaut."
  },
  {
   "id": "r08",
   "num": 8,
   "slug": "expert-ou-decor",
   "title": "L'expert est-il vraiment expert ?",
   "hook": "Un titre ronflant n'est pas une compétence — surtout hors de son domaine.",
   "summary": "Blouse blanche, « docteur », « chercheur indépendant » : l'autorité s'imite facilement. Vérifier le domaine réel, l'institution, et ce qu'en disent les autres spécialistes.",
   "why": [
    "Nous faisons confiance aux experts — heureusement : c'est ce qui nous évite d'avoir à tout apprendre nous-mêmes. Le problème, c'est que les signes extérieurs d'expertise se fabriquent à peu de frais : une blouse, un décor de bibliothèque, un titre invérifiable, un « institut » au nom sérieux qui n'existe que sur le papier.",
    "Et le cas le plus délicat n'est pas le faux expert — c'est le vrai, sorti de son domaine. Un excellent spécialiste d'un sujet peut dire des choses très fragiles sur un autre. L'expertise n'est pas un badge général : elle vaut sur un périmètre. La question n'est donc pas « a-t-il un titre ? » mais « a-t-il CE titre-là, sur CE sujet-là, et les autres spécialistes disent-ils la même chose ? »"
   ],
   "gestures": [
    "Vérifiez le domaine exact : docteur, oui — mais en quoi ? Et le sujet du jour est-il dans ce domaine ?",
    "Cherchez l'institution : où travaille cette personne, qui peut le confirmer ?",
    "Un « expert indépendant » n'est pas plus fiable par principe — l'indépendance n'est pas une compétence.",
    "Croisez avec le consensus : que disent la plupart des spécialistes du même domaine ? Un avis isolé peut être génial ou faux — mais il se vérifie AVANT de se partager."
   ],
   "trap": "En vidéo, « le professeur K., auteur et conférencier », explique avec assurance comment « réparer » la mémoire. Son doctorat existe — dans un domaine sans aucun rapport. Le décor de bibliothèque faisait le travail que le diplôme ne faisait pas.",
   "mantra": "L'expertise a un domaine. Dehors, c'est un avis."
  },
  {
   "id": "r09",
   "num": 9,
   "slug": "chiffre-contexte",
   "title": "Le chiffre a-t-il un contexte ?",
   "hook": "Un nombre sans point de comparaison ne dit presque rien.",
   "summary": "« +100 % », « des milliers », « record » : un chiffre impressionne, mais sans base, sans échelle et sans source, il ne mesure rien. Trois questions le remettent à sa place.",
   "why": [
    "Les chiffres ont un super-pouvoir : ils ont l'air objectifs. « 87 % », c'est précis, ça sonne scientifique — et pourtant un chiffre peut mentir sans être faux. Il suffit de le sortir de son contexte : « le risque double » (de 1 sur un million à 2 sur un million), « des milliers de cas » (sur combien de millions ?), « +100 % » (en partant de presque rien).",
    "Pas besoin d'être fort en maths pour se défendre. Trois questions suffisent, toujours les mêmes : combien au départ ? Sur combien au total ? Qui a compté, et comment ? Un chiffre honnête supporte très bien ces questions. Un chiffre truqué les déteste."
   ],
   "gestures": [
    "Cherchez le point de départ : un pourcentage d'évolution sans valeur initiale est un effet de manche.",
    "Ramenez à l'échelle : « des milliers » sur une ville ou sur un continent, ce n'est pas la même histoire.",
    "Demandez qui a mesuré : un sondage a une taille, une méthode, un commanditaire.",
    "Sur un graphique, regardez l'axe : commence-t-il à zéro ? Les barres spectaculaires naissent souvent d'un axe coupé."
   ],
   "trap": "« Les incidents ont bondi de 50 % dans le quartier ! » La ligne d'après, que personne ne lit : on est passé de 2 à 3. Le titre est exact. L'impression qu'il laisse ne l'est pas.",
   "mantra": "Un chiffre sans contexte est un déguisement."
  },
  {
   "id": "r10",
   "num": 10,
   "slug": "et-si-je-me-trompais",
   "title": "Et si je me trompais ?",
   "hook": "Le réflexe le plus dur : se vérifier soi-même.",
   "summary": "Nous partageons plus vite ce qui nous donne raison. Le dernier réflexe se retourne vers nous : est-ce que j'y crois parce que c'est solide — ou parce que ça m'arrange ?",
   "why": [
    "Voici le seul réflexe qui ne regarde pas l'info : il vous regarde vous. Nous avons tous une balance intérieure truquée — ce qui confirme ce que nous pensons déjà entre sans contrôle, ce qui nous contredit subit un interrogatoire serré. Les fabricants de fausses infos le savent : ils ne cherchent pas à vous convaincre, ils cherchent à vous conforter.",
    "D'où la question la plus utile de toute cette liste : « est-ce que je le crois parce que c'est bien vérifié — ou parce que ça va dans mon sens ? » Se tromper n'est pas une honte ; c'est le prix normal d'un cerveau qui pense. Réviser son avis devant une meilleure preuve, c'est exactement ce que fait quelqu'un de solide. Et ça vaut dans les deux sens : une info désagréable n'est pas fausse parce qu'elle dérange."
   ],
   "gestures": [
    "Repérez le plaisir : si une info vous donne très envie d'y croire (ou triomphalement raison), redoublez de vigilance.",
    "Cherchez volontairement ce qui dit le contraire — pas pour vous punir, pour tester la solidité.",
    "Vous avez partagé une erreur ? Corrigez, simplement. Rectifier renforce votre crédibilité, jamais l'inverse.",
    "Acceptez le « je ne sais pas encore » : c'est une position honorable — souvent la plus honnête des trois."
   ],
   "trap": "Deux voisins reçoivent la même rumeur sur la fermeture du marché. Elle confirme ce que pense le premier : il partage en dix secondes. Elle contredit le second : il passe vingt minutes à la démonter. La rumeur était fausse — un seul des deux l'a su à temps.",
   "mantra": "Vérifie deux fois ce qui te donne raison."
  }
 ]
}