Ce site est un site officiel de l’ODERSA. Voici comment le savoir
Le domaine officiel

L’adresse de ce site se termine par odersa.org. Chaque service de l’association vit sur un sous-domaine de odersa.org et nulle part ailleurs. Si l’adresse dans la barre de votre navigateur ne finit pas par odersa.org, ce site n’est pas le nôtre.

Gratuit, et sans compte

Tout est ouvert tout de suite. Aucune inscription, aucun compte, aucun mot de passe, aucun abonnement, aucune publicité. Rien n’est réservé à qui paie, puisque rien ne se paie.

Aucune donnée collectée

Ce site ne vous suit pas : ni mouchard, ni cookie de traçage, aucun outil de mesure embarqué dans ces pages, et rien de mesuré sur votre appareil. Notre hébergeur compte les passages de façon agrégée, comme tout serveur qui répond : un total, jamais un profil. Vous n’avez pas à nous croire : ouvrez les outils de développement de votre navigateur, onglet Réseau, et rechargez la page. Vous verrez la liste complète de ce que le site demande. Tout vient de odersa.org, rien ne part ailleurs.

Contenus libres

Les contenus sont publiés sous licence CC BY 4.0. Vous pouvez les copier, les traduire, les imprimer et les redistribuer, pour vos cours comme pour vos proches, à la seule condition de citer l’ODERSA.

FrançaisEnglishEspañolالعربيةहिन्दीবাংলা中文

← Retour au blog

Publié le 2026-07-24

Comment savoir si un site est fiable ? Faites comme les pros : sortez-en


La méthode des vérificateurs professionnels tient en un geste surprenant : quitter la page qu'on est en train de juger. Voici la lecture latérale, et pourquoi elle bat les vieilles check-lists.

Un journal déplié posé sur une table.

Vous tombez sur un site inconnu et vous vous demandez s'il mérite votre confiance. Le premier réflexe, presque tout le monde l'a : rester sur la page et l'inspecter de près. Le design est soigné ? La rubrique « à propos » a l'air sérieuse ? Il y a un logo, des mentions légales, une adresse ? Mauvaise piste. Les personnes qui vérifient des informations pour gagner leur vie font très exactement l'inverse : elles quittent le site.

Ce geste porte un nom, la lecture latérale. Au lieu de creuser la page de haut en bas, on ouvre d'autres onglets et on demande au reste du web ce qu'il sait de la source : qui est derrière, depuis quand, avec quelle réputation. La réponse arrive souvent en moins d'une minute.

Ce que l'étude de Stanford a montré

En 2017, deux chercheurs de l'université Stanford, Sam Wineburg et Sarah McGrew, ont observé 45 personnes en train d'évaluer des sites web en direct : dix historiens titulaires d'un doctorat, dix vérificateurs professionnels, et vingt-cinq étudiants de l'université, tous très à l'aise en ligne. Sur le papier, aucun public fragile. Et pourtant.

Face à des sites trompeurs mais bien habillés, les historiens comme les étudiants se sont largement fait avoir : ils jugeaient la page à ses vêtements. Nom de domaine rassurant, graphisme propre, logo officiel, onglet « à propos » bien rédigé, autant d'éléments que n'importe qui peut fabriquer en une soirée. Beaucoup sont restés de longues minutes à lire le site de haut en bas, convaincus d'être prudents. Ils regardaient avec application ce que la source voulait bien leur montrer.

Les vérificateurs professionnels, eux, ont à peine regardé la page. Quelques secondes, puis ils sont partis lire ailleurs : une recherche sur le nom de l'organisation, un coup d'œil à ce que la presse et les encyclopédies en disaient, retour. Verdict plus juste, rendu plus vite. Les chercheurs ont donné un nom à ce mouvement de sortie, la lecture latérale, et il est depuis enseigné un peu partout dans le monde.

Une page web dit d'elle-même ce qu'elle veut. Ce que les autres en disent, elle ne le contrôle pas.

La lecture latérale en pratique

Concrètement, imaginons que vous arriviez sur l'article choc d'un site que vous ne connaissez pas. Avant d'y investir dix minutes de lecture et un début de conviction, trois gestes.

Vous remarquerez que rien, dans ces trois gestes, ne se passe sur le site que vous êtes en train d'évaluer. C'est le principe même : la page qu'on juge est la plus mal placée pour témoigner de sa propre honnêteté.

Pourquoi les vieilles check-lists ne suffisent plus

On a longtemps appris à se méfier des sites « mal faits » : fautes d'orthographe, design daté, adresse à rallonge. Le conseil a vieilli. Fabriquer un site impeccable ne coûte presque rien, et les boutiques à fausses informations le savent parfaitement. Même le cadenas https, souvent présenté comme un gage de sérieux, dit seulement que votre connexion au site est chiffrée. Un site peut vous mentir de façon parfaitement sécurisée.

C'est d'ailleurs ce constat qui nous a décidés, à l'ODERSA, à construire un entraînement plutôt qu'une liste de conseils : les apparences se fabriquent, les gestes se travaillent.

La prochaine fois qu'un site inconnu vous promet une révélation, offrez-lui trente secondes de lecture latérale avant d'y croire. C'est un geste un peu contre-nature, comme le coup d'œil au rétroviseur avant de doubler. Les premières fois, on doit y penser. Ensuite, ça se fait tout seul.

Sujets : vérifier sources méthode

Sources

Photo : Business Newspaper, Olu Eletu (StockSnap), CC0

Raccourcis clavier

?Ouvrir cette aide
ÉchapFermer le panneau ou l'aide
1-3Choisir une réponse pendant le quiz
EntréeCas suivant, une fois la réponse lue
TabNaviguer de lien en lien : tout le site se parcourt au clavier