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Qui parle ?
Avant de peser une info, on regarde qui la tient.
Pourquoi c'est un piège
Sur un écran, tout se ressemble : une rumeur lancée par un compte créé la semaine dernière s'affiche avec la même police, les mêmes couleurs et le même sérieux qu'une enquête vérifiée. C'est la grande illusion du numérique — l'emballage ne dit plus rien de l'expéditeur.
Alors le premier réflexe tient en une question toute simple : qui me dit ça ? Pas « qui me l'a transféré » — votre oncle n'est que le facteur. Qui l'a écrit, au départ ? Une personne identifiable ? Une rédaction qui signe et corrige ses erreurs ? Ou personne, justement ?
Les gestes
- Cherchez un nom, un visage, une organisation derrière le message. Introuvable ? C'est déjà une réponse.
- Ouvrez le profil qui publie : depuis quand existe-t-il, que publie-t-il d'autre, à quoi ressemble le reste ?
- Distinguez l'auteur du messager : la personne qui vous transfère l'info n'est presque jamais celle qui l'a écrite.
- Méfiez-vous des « un ami médecin », « quelqu'un qui travaille là-bas » : une source qu'on ne peut pas retrouver n'est pas une source.
Le piège type
« Un policier de la ville l'a confirmé à ma collègue » : le message tourne dans trois groupes de quartier. Quel policier ? Quelle collègue ? Personne ne sait. L'info n'a pas d'auteur — elle n'a que des transporteurs.
À retenir
Pas d'auteur, pas de confiance.
S'entraîner sur ce réflexe
Des cas de la bibliothèque travaillent précisément ce réflexe :
- Quel est le signal d'alerte ? (Santé & remèdes miracle)
- Qu'est-ce qui devrait t'arrêter avant de partager ? (Santé & remèdes miracle)
- Quel piège ? (Santé & remèdes miracle)