Contenus fabriqués
30 cas dans cette catégorie
Facile
Qu'est-ce qui devrait vous rendre soupçonneux avant de le croire ?
Sur un réseau social, un compte intitulé « Mairie officielle » publie : « À partir de lundi, tous les habitants doivent déposer leurs ordures ménagères dans des sacs violets. Les sacs blancs sont interdits. Amendes à partir de 200 € ». Le profil affiche le sceau de la mairie, 12 000 abonnés.
- Le mot « Officiel » ne garantit rien
- L'amende est trop élevée, personne n'aurait accepté ça
- Le compte a une grosse communauté, donc c'est sans doute authentique
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La bonne réponse : Le mot « Officiel » ne garantit rien
Un faux compte peut avoir des milliers d'abonnés et imiter l'apparence officielle en deux minutes : le mot « Officiel » dans un nom de compte n'est pas une garantie, c'est un signal. La seule vraie source : aller sur le site de la mairie et y chercher le lien vers son vrai compte, ou appeler. L'amende annoncée, elle, peut être crédible ou non : ce n'est pas le bon indice.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 2. Quelle source ?
Qu'est-ce qui devrait mettre la puce à l'oreille en premier ?
Sur un réseau social, une capture d'écran d'un autre réseau : une citation attribuée à une célèbre écrivaine du siècle dernier, « Les femmes qui ont peur de réussir ne réussissent jamais. Croyez-moi, j'ai essayé. » Elle a été partagée 18 000 fois. Vous reconnaissez la citation, elle vous a marqué.
- Le nombre de partages prouve que la citation est authentique
- La citation semble trop poétique pour être vraie
- Des guillemets et un nom ne prouvent pas une citation
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La bonne réponse : Des guillemets et un nom ne prouvent pas une citation
Les citations inspirantes voyagent par milliers sur les réseaux, souvent mal attribuées ou purement inventées : des guillemets et un nom de personne célèbre ne suffisent pas, et même une phrase belle et cohérente ne prouve rien. Le geste : chercher la citation exacte dans une source fiable, recueil, biographie, base de données d'œuvres. Les partages, eux, ne valident rien.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Avant de partager, quel est le geste le plus fiable ?
Dans une messagerie, une image : la première page d'un journal intitulé « Le Courrier de la Vallée ». Titre : « Découverte : une école locale propose des cours gratuits de cryptomonnaie aux enfants de 10 ans ». La photo est floue, mais la mise en page a l'air officielle. 5 000 partages en une heure.
- Agrandir les lettres pour voir si elles sont nettes
- Chercher ce journal en ligne
- Vérifier le nombre de partages : à ce volume, quelqu'un aurait déjà signalé un mensonge
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La bonne réponse : Chercher ce journal en ligne
Les captures d'écran se fabriquent en deux minutes avec des outils très simples. Une vraie publication de presse, même locale, possède un site, des archives, et ressort dans les moteurs de recherche : c'est cela qu'il faut aller vérifier. Agrandir les pixels ou compter les partages ne prouve rien.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 3. Quelle date ?
Qu'est-ce qui devrait vous rendre prudent avant d'agir ?
Vous recevez un appel sur une messagerie. La voix est celle de votre oncle, vous la reconnaissez. Il dit : « C'est urgent, j'ai un problème avec ma banque. Je ne peux pas appeler moi-même. Il faut absolument que tu me fasses un virement de 500 € tout de suite. Dépêche-toi, on me bloque le compte ! » L'appel dure 30 secondes, la voix est parfaite.
- La voix est celle de votre oncle, donc c'est forcément lui
- Rappeler votre oncle sur son numéro habituel
- L'urgence est un signal, mais si c'était vraiment grave, un appel vidéo le prouverait
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La bonne réponse : Rappeler votre oncle sur son numéro habituel
Les voix clonées par intelligence artificielle sont devenues très convaincantes : reconnaître la voix ne prouve donc plus rien. Le seul geste fiable est de rappeler la personne directement sur le numéro que vous connaissez déjà. Ne passez jamais par le numéro ou le canal que votre interlocuteur vous propose lui-même.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 6. Trop beau pour être vrai ?
Quel est le signal d'alerte majeur ici ?
Email reçu : « Communiqué officiel du ministère de la santé. À partir du 15 juillet, tous les vaccins existants sont annulés et doivent être refaits avec une nouvelle formule obligatoire. Carnet de vaccination délivré en mairie. Signature : Pr Mathieu Dubois, Directeur ». L'email vient d'une adresse « sante-gouv@example.com ». Trois amis l'ont reçu aussi.
- Trois amis l'ont reçu aussi, donc c'est officiel
- La date est précise, ce qui la rend plus crédible
- L'adresse ne vient pas du domaine officiel
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La bonne réponse : L'adresse ne vient pas du domaine officiel
Les faux communiqués officiels emploient des adresses d'allure administrative, mais presque jamais le domaine exact : ici, la mention rassurante est dans la partie gauche de l'adresse, pas dans le domaine, qui devrait être celui du ministère. Un vrai communiqué arrive par les canaux certifiés, le site officiel et l'adresse du ministère. Trois amis l'ont reçu ? C'est peut-être simplement la même chaîne. L'absence de source vérifiable est le signal.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 3. Quelle date ?
Qu'est-ce qui indique que cette vidéo a peut-être été générée ?
Vidéo d'une minute sur une plateforme de vidéos courtes : une femme qui parle directement à la caméra, l'air naturel. Elle dit qu'elle a trouvé un secret pour gagner 5 000 € en deux semaines avec une application. Les vidéos suivantes montrent des captures de son portefeuille. Ses mains ont des doigts étranges (parfois cinq, parfois six). Les mouvements saccadés.
- La promesse de gagner 5 000 € est invraisemblable
- Des doigts qui changent de nombre et des mouvements figés
- Le nombre de vidéos de suite prouve que c'est un montage
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La bonne réponse : Des doigts qui changent de nombre et des mouvements figés
Les vidéos produites par intelligence artificielle laissent souvent des traces : doigts en nombre variable, texte illisible en arrière-plan, mouvements peu naturels, clignements d'yeux étranges. Ces défauts sont le signal le plus fiable, bien plus que le contenu. La promesse alléchante, elle, ne suffit pas à elle seule à conclure.
Réflexe(s) lié(s) : 4. L'image dit-elle ce qu'on prétend ? · 6. Trop beau pour être vrai ?
Quel geste serait le plus fiable avant de payer ?
Document reçu en pièce jointe : « Avis de réclamation : impôts ». Tampon rouge flou, logo à droite, trois pages. « Vous devez payer 3 500 € d'arriérés avant le 22 du mois sous peine de gel de compte. » L'en-tête indique un service des impôts. Aucune date, aucun numéro de dossier personnel visible.
- Appeler l'administration fiscale sur un numéro que vous avez trouvé vous-même
- Vérifier le contenu textuel avec un spécialiste du droit fiscal
- Le tampon rouge le rend crédible : payer vite, sinon le compte sera gelé
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La bonne réponse : Appeler l'administration fiscale sur un numéro que vous avez trouvé vous-même
Les faux documents administratifs sont faciles à fabriquer : tampon flou, absence de numéro de dossier, mise en page bâclée sont autant de signaux. Mais le vrai geste est plus simple : ne jamais faire confiance au numéro de téléphone figurant dans le document. Cherchez vous-même le numéro officiel de l'administration fiscale et appelez pour vérifier.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 3. Quelle date ?
Quel motif devrait vous rendre soupçonneux ?
Vous trouvez un article sur un site appelé « Actu Société Info ». Titre : « L'école interdit les téléphones, voici pourquoi ». L'adresse est « actu-societe-info.example.com ». Vous retrouvez le même article sur trois autres sites, « Centre d'Actualité Régional », « Le Journal de l'Éducation » et « Infos Hebdo », avec le même texte presque mot pour mot. Tous publiés le même jour.
- Les sites ont des noms qui sonnent officiels, donc au moins l'un d'eux doit être vrai
- Le même article sur plusieurs sites prouve que c'est une vraie information amplifiée par les médias
- Le même texte sur trois domaines le même jour : un réseau de sites qui se citent
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La bonne réponse : Le même texte sur trois domaines le même jour : un réseau de sites qui se citent
Les réseaux de faux sites fabriquent l'illusion de la crédibilité en se citant mutuellement. Si un article strictement identique paraît sur plusieurs domaines le même jour, c'est un signal, et non une preuve que l'information est vraie et reprise par les médias. Le geste : chercher l'original sur des sources établies. Une vraie information ressort sur les vrais médias, pas seulement sur des clones.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Qu'est-ce qui indique qu'il s'agit d'une parodie ?
Sur un réseau social, un compte nommé « @MinistereOfficiel 🤡 », avec un emoji de clown dans son nom, publie : « Nous venons d'interdire tous les fruits rouges au-delà de 23 h pour des raisons de sécurité routière. » 8 000 partages. Les réponses sont moitié amusées, moitié furieuses.
- Les réponses enragées prouvent que certains l'ont cru
- Le nom du compte affiche un clown et la mesure est absurde
- Les 8 000 partages prouvent que c'est faux
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La bonne réponse : Le nom du compte affiche un clown et la mesure est absurde
Les comptes parodiques se signalent le plus souvent eux-mêmes : emoji de clown, nom cocasse, mesure impossible. Quand vous tombez sur une parodie assumée, la vraie question est de savoir si la personne qui vous la montre l'a bien reconnue comme telle. Des milliers de gens croient à des plaisanteries, c'est vrai, mais parce qu'ils ne lisent pas le profil du compte.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 10. Et si je me trompais ?
Avant de le transmettre à la personne suivante, que feriez-vous ?
Message sur une messagerie, partagé dans 30 groupes : « ALERTE : La mairie vient d'annuler les allocations scolaires pour septembre. Les parents doivent envoyer un dossier à cette adresse email avant le 30 août. Partage vite, c'est urgent ! » Pas de source, pas de nom de mairie précise.
- Écrire en privé à 30 contacts pour savoir qui en a entendu parler
- Chercher l'annonce sur le site de la mairie : une vraie mesure passe par ses canaux
- Partager tout de suite puisque c'est urgent
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La bonne réponse : Chercher l'annonce sur le site de la mairie : une vraie mesure passe par ses canaux
Les fausses alertes urgentes sans source exploitent la panique. Si la mesure était réelle, la mairie l'annoncerait sur son site ou saisirait les écoles officiellement, pas par un message privé qui circule de groupe en groupe. Le mot « urgent » et l'absence de source sont les deux signaux classiques.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 6. Trop beau pour être vrai ?
Moyen
Qu'est-ce qui devrait d'abord vous rendre soupçonneux ?
Sur une plateforme de vidéos courtes, une capture d'écran d'échange entre deux amies. L'une écrit : « J'ai vu à la télévision qu'on va interdire les vacances scolaires pour économiser l'énergie. » L'autre répond : « Sérieux ? ! C'est fou ! » La capture a recueilli 15 000 mentions favorables et des commentaires affolés.
- Le nombre de mentions favorables prouve que la capture est authentique
- Une vraie mesure gouvernementale passe par un communiqué officiel
- Les émojis rendent le message suspect
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La bonne réponse : Une vraie mesure gouvernementale passe par un communiqué officiel
Une capture de conversation se fabrique en deux clics. Une vraie politique énergétique est annoncée publiquement, par les canaux officiels du gouvernement, et non découverte par hasard dans un échange privé entre deux personnes. Le geste : chercher l'annonce réelle au moindre doute.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 6. Trop beau pour être vrai ?
Quel est le piège majeur ici ?
Message reçu : « Bonjour, votre compte a été compromis. Cliquez ici pour vérifier votre identité. » Il vient de l'adresse « contact@monsite-secure-connexion.example.net ». Le logo et la mise en page ressemblent à ceux d'un grand site de vente en ligne. Le ton est pressant.
- Le logo officiel du site rend ce message fiable
- L'urgence indique que c'est probablement un vrai problème
- Un grand site ne fait jamais vérifier une identité par un lien
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La bonne réponse : Un grand site ne fait jamais vérifier une identité par un lien
L'hameçonnage imite les vrais messages, avec logo et ton officiel. Mais une vraie entreprise ne vous demande jamais de cliquer sur un lien pour livrer des informations sensibles. Le geste : ouvrez le navigateur, tapez vous-même l'adresse du site officiel plutôt que de suivre le lien reçu, et allez voir votre situation dans votre compte. Jamais par courriel.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 7. Qu'est-ce que ça me vend ?
Avant de cliquer, quel est le signal classique ici ?
Sur un réseau social, un message annonce : « J'ai trouvé un secret pour doubler mon argent en un mois grâce à un groupe privé sur une messagerie. Ils m'ont offert une formation gratuite. Vous aussi, rejoignez-moi ! » Un lien raccourci suit. 2 000 commentaires demandent « Ça marche vraiment ? ? ».
- Gains faciles, groupe privé, formation gratuite
- Si 2 000 personnes posent des questions, c'est qu'il y a quelque chose d'intéressant
- L'auteur du message a l'air honnête et enthousiaste
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La bonne réponse : Gains faciles, groupe privé, formation gratuite
Les arnaques à la multiplication de l'argent jouent sur trois cordes : l'urgence, le secret et la récompense garantie. Un gain facile et rapide, un groupe « privé », une formation « gratuite » : la combinaison est la signature de l'escroquerie, et les vrais placements ne fonctionnent pas ainsi. Les commentaires « Ça marche vraiment ? ? » viennent souvent de faux comptes, ou de personnes qui hésitent déjà.
Réflexe(s) lié(s) : 6. Trop beau pour être vrai ? · 7. Qu'est-ce que ça me vend ?
Quel est le signal d'alerte principal ?
Une notification s'affiche sur votre téléphone : « Mise à jour de sécurité urgente pour votre appareil. Téléchargez maintenant pour protéger vos données. » Lien coloré, logo du fabricant. En regardant de plus près, l'application qui l'envoie imite les réglages de l'appareil.
- Le logo du fabricant et le langage officiel la rendent crédible
- Les mises à jour de sécurité sont toujours urgentes, donc c'est normal
- Les vraies mises à jour arrivent dans les réglages de l'appareil
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La bonne réponse : Les vraies mises à jour arrivent dans les réglages de l'appareil
Les fausses mises à jour usurpent la forme des vraies : logo du fabricant, vocabulaire officiel, urgence. Mais une vraie mise à jour de sécurité se propose depuis les réglages de l'appareil, jamais par une notification cliquable qui mène vers un site extérieur. Ne cliquez jamais sur un lien de « mise à jour urgente » : passez par les réglages, rubrique des mises à jour du système.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 4. L'image dit-elle ce qu'on prétend ?
Qu'est-ce qui devrait vous rendre prudent avant de croire ce chiffre ?
Capture d'écran d'un article : « Les experts : boire du café le soir ralentit le cœur de 40 %. Voici les chiffres. » Image d'un graphique coloré avec des barres. Partagée 10 000 fois en deux jours. Aucune source visible, aucun lien vers l'étude.
- 40 % est un nombre très précis, ce qui le rend crédible
- Le graphique a l'air professionnel, donc les données sont vraies
- Aucune source, aucun lien vers l'étude
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La bonne réponse : Aucune source, aucun lien vers l'étude
Les chiffres spectaculaires sans source sont une tactique classique. Une vraie étude scientifique nomme ses chercheurs, son université, sa date, sa méthode ; elle ne se résume pas à un graphique qui flotte dans une image. Un résultat réel cite ses sources et ses spécialistes nommément. Le geste : chercher l'étude originale avant de croire le chiffre. Si elle n'existe pas, tout a été fabriqué.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Que révèle ce détail sur la vidéo ?
Vidéo d'une minute sur une plateforme : un enfant de 7 ans joue du piano remarquablement bien. C'est fluide, léger, parfait. Au bout de 30 secondes, on voit ses mains : les doigts passent à travers les touches. Ses yeux clignent de façon très étrange.
- Les clignements étranges sont le propre de tous les enfants prodiges
- Les mains et le regard trahissent une image générée
- C'est simplement une mise en place très créative d'une vidéo d'enfant talentueux
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La bonne réponse : Les mains et le regard trahissent une image générée
Les vidéos produites par intelligence artificielle butent sur les détails : les mains surtout, avec des doigts qui fusionnent ou traversent les objets, mais aussi les yeux et des mouvements trop lisses ou trop saccadés. Ces défauts sont les meilleurs indices pour repérer une image générée plutôt que filmée. Des mains impossibles suffisent à trancher.
Réflexe(s) lié(s) : 4. L'image dit-elle ce qu'on prétend ? · 6. Trop beau pour être vrai ?
Avant de les féliciter, que pourriez-vous vérifier en priorité ?
Message d'une entreprise locale sur un réseau social : « Incroyable ! Nous venons de recevoir le prix international de l'innovation. Voici notre diplôme. » Photo d'un très beau certificat encadré, avec logo doré. L'entreprise existe vraiment, elle a un site et 500 clients.
- Le beau certificat et le logo doré prouvent que c'est vrai
- Un vrai prix a un palmarès public : chercher son site officiel
- L'entreprise a 500 clients, donc elle est légitime
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La bonne réponse : Un vrai prix a un palmarès public : chercher son site officiel
Un certificat ou un diplôme se fabrique et s'imprime facilement. Une vraie récompense, même modeste, a un palmarès officiel, une cérémonie, des annonces publiques : on peut donc chercher le site du prix et voir si l'entreprise figure parmi les lauréats. Si vous ne la trouvez pas, le certificat est probablement fabriqué.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Qu'est-ce qui devrait vous rendre sceptique immédiatement ?
Message sur un réseau social, avec une photo avant-après : « J'ai perdu 30 kg en 2 mois grâce à ce régime miracle trouvé à l'autre bout du monde. Disponible maintenant près de chez vous, sur ce lien ! » L'image est visiblement retouchée, le contraste avant-après très exagéré. Le compte a 100 000 abonnés.
- 100 000 abonnés, donc un compte crédible
- La photo semble naturelle et non retouchée
- 30 kg en deux mois est physiologiquement impossible
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La bonne réponse : 30 kg en deux mois est physiologiquement impossible
L'arnaque au régime miracle joue sur trois cordes : un avant-après spectaculaire, un délai irréaliste et une vente directe. Perdre 30 kg en deux mois n'est pas seulement improbable, c'est dangereux, et les photos avant-après publiées sur les réseaux sont très souvent retouchées. Le geste : chercher des avis d'utilisateurs indépendants, et non les seuls témoignages du vendeur, consulter un médecin, se méfier du lien de vente direct.
Réflexe(s) lié(s) : 6. Trop beau pour être vrai ? · 8. L'expert est-il vraiment expert ?
Quel est le premier geste de sécurité ?
Un message arrive avec pour objet : « Action requise : votre paiement a échoué. » Il demande de mettre à jour vos coordonnées bancaires. Le style imite celui d'une grande banque. L'adresse du lien est longue et incompréhensible, même si elle commence par « https :// ». Vous hésitez.
- Aller soi-même sur le site de la banque, jamais par le lien reçu
- Le lien commence par « https:// », donc on peut cliquer sans risque
- Une adresse longue et incompréhensible prouve qu'elle est technique et sûre
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La bonne réponse : Aller soi-même sur le site de la banque, jamais par le lien reçu
Les messages d'hameçonnage imitent parfaitement le style des banques. Mais une vraie banque ne vous demande jamais de mettre à jour vos identifiants ou vos codes par message ou par lien. Le geste infaillible : ouvrez votre application bancaire, ou tapez vous-même l'adresse du site de votre banque plutôt que de suivre le lien, connectez-vous et vérifiez votre paiement.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 7. Qu'est-ce que ça me vend ?
Quel est le piège majeur ici, même si cela semble amusant ?
Capture d'écran d'une conversation sur un réseau social : une jeune fille écrit « Je fais un concours pour mon école, prouvez que vous êtes de vraies personnes : écrivez votre date de naissance et votre prénom complet. » La capture semble authentique. 8 000 partages, des commentaires amusés.
- Un « jeu » qui réclame des informations personnelles
- Si c'est posé comme un jeu, c'est sans conséquence
- 8 000 partages prouvent que les gens le font sans risque
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La bonne réponse : Un « jeu » qui réclame des informations personnelles
Les usurpations d'identité commencent par des jeux amusants qui ne demandent « que » votre date de naissance ou votre prénom complet. Ces renseignements paraissent anodins, mais combinés à d'autres, glanés ailleurs sur les réseaux, comme votre rue ou votre école, ils forment le matériel d'une fraude. Demander des données personnelles sous une forme ludique reste une collecte de données. Le geste : aucune information personnelle en public, jeu ou pas.
Réflexe(s) lié(s) : 6. Trop beau pour être vrai ? · 7. Qu'est-ce que ça me vend ?
Coriace
Qu'est-ce qui rend ce cas particulièrement délicat ?
Article trouvé sur un site inconnu, « Sciences-Quotidien.example.com » : « Les scientifiques découvrent un nouveau type de virus qui échappe aux tests courants. » Aucune source nommée, aucune université mentionnée. Mais la rédaction est très professionnelle, les termes techniques sont justes, et le graphisme du site ressemble à celui d'une vraie revue scientifique.
- La rédaction professionnelle et le design officiel prouvent que c'est une vraie source
- Design crédible, mais aucune source ni chercheur nommé
- Le virus décrit semble réaliste sur le plan médical
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La bonne réponse : Design crédible, mais aucune source ni chercheur nommé
Les faux sites scientifiques copient le ton et la structure des vrais, et c'est ce qui rend le cas délicat : la rédaction professionnelle et le graphisme officiel ne prouvent rien. Une vraie découverte est publiée dans une revue à comité de lecture, avec des auteurs nommés et leurs institutions, et elle apparaît aussi sur le site des universités concernées. Le geste : chercher l'annonce dans une grande revue scientifique ou sur les sites des universités. Un site inconnu qui annonce une découverte sans nommer un seul chercheur est presque toujours une fabrication.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 2. Quelle source ?
Que suggère ce décalage dans les dates ?
Capture d'écran d'un réseau social professionnel : le dirigeant connu d'une grande entreprise déclare « Je quitte mon poste pour rejoindre une jeune entreprise de cryptomonnaie. C'est l'avenir. » La capture est partagée 5 000 fois. Mais vous ne trouvez aucune annonce officielle, ni sur le site de l'entreprise, ni ailleurs. Et sur le compte de ce dirigeant, un message publié trois heures après la capture parle tranquillement de son travail habituel.
- Les dirigeants changent souvent d'avis, il est normal de voir des messages contradictoires
- 5 000 partages prouvent que tout le monde l'a cru
- Une annonce de cette taille laisserait une trace officielle
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La bonne réponse : Une annonce de cette taille laisserait une trace officielle
Les fausses vidéos et les captures fabriquées mettant en scène des personnalités connues servent à faire du bruit. Un vrai départ de dirigeant donne lieu à un communiqué officiel, une annonce sur le site, une conférence : l'absence de toute autre trace, doublée d'une chronologie incohérente, indique une capture fabriquée, ou un compte qui n'est pas le bon. Le geste : chercher le compte officiel vérifié et l'annonce de l'entreprise elle-même.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 2. Quelle source ?
Qu'est-ce qui rend ce cas ambigu et difficile à trancher vite ?
Balado trouvé sur une plateforme audio : « Entretien exclusif avec le lauréat d'un grand prix scientifique international, sur les trous noirs. » La voix semble naturelle, l'entretien contient des détails techniques vraiment crédibles. Aucune date, aucun lien, aucune présentation de l'intervieweur sur la fiche. Vous cherchez le nom cité : la personne existe bien et a effectivement reçu ce prix il y a quelques années.
- Des détails justes, mais ni date, ni source, ni lien vers ses vrais canaux
- Si la personne existe et parle de son domaine, c'est probablement vrai
- Une grande plateforme n'aurait jamais hébergé un faux
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La bonne réponse : Des détails justes, mais ni date, ni source, ni lien vers ses vrais canaux
Une fabrication soignée mêle parfois une vraie personnalité, de vrais détails techniques et une mise en scène crédible : c'est justement l'exactitude technique qui désarme la méfiance. Le seul geste fiable : vérifier que cet entretien existe aussi sur les canaux officiels de la personne, son site, ses réseaux. S'il ne se trouve nulle part ailleurs, c'est un faux, même s'il sonne juste.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Ce scénario illustre quel danger ?
Vous trouvez deux URLs très similaires : « sante-publique.example.org » et « santepublique.example.org ». La première publie des infos sur la santé publique européenne avec un style très officiel. Vous la partagez en croyant citer les autorités. En vérité, il vous fallait le vrai domaine de l'organisme public de santé concerné, qui n'était ni l'un ni l'autre.
- Deux domaines presque identiques, dont un seul est le vrai
- Si les infos paraissent sérieuses, c'est qu'elles viennent d'une vraie source
- C'est impossible de confondre deux domaines aussi différents
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La bonne réponse : Deux domaines presque identiques, dont un seul est le vrai
Les arnaqueurs créent des domaines qui ressemblent de très près aux vrais : une lettre ajoutée, un tiret retiré, un mot collé. À l'œil, cela paraît officiel, et c'est précisément cette confusion qui est visée. Le geste : ne jamais faire confiance à une adresse reçue dans un message ; lire l'adresse en entier, et retrouver soi-même le site officiel de l'organisme, par son nom exact.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 4. L'image dit-elle ce qu'on prétend ?
Qu'est-ce qui rend le cas difficile à trancher avant d'agir ?
Message reçu d'une adresse qui ressemble exactement à celle de votre école : « reunion-parents-hiver@ecole.example.org ». Il annonce : « Réunion à distance le 15 janvier à 18 h. Un lien de connexion est joint à ce message. » C'est rédigé naturellement, sans une faute, et le calendrier scolaire correspond. Un parent clique et se retrouve sur une fausse page de connexion qui réclame des identifiants.
- Aucune faute de français signifie que c'est authentique
- Une adresse mail qui ressemble à celle de l'école est une preuve d'authenticité
- Une vraie réunion d'école passe par le portail de l'établissement
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La bonne réponse : Une vraie réunion d'école passe par le portail de l'établissement
L'usurpation de l'adresse d'une école est devenue courante : les arnaqueurs étudient le calendrier scolaire et imitent le ton, si bien que les détails justes rendent le message crédible et qu'une absence de fautes ne prouve rien. La différence est ailleurs : une vraie école emploie son portail, pas un message porteur d'un lien de connexion. Le geste : appeler l'école au numéro figurant sur son site officiel pour confirmer toute réunion, et ne jamais cliquer sur un lien reçu par message.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 2. Quelle source ?
Comment trancher dans ce cas délicat ?
Vidéo virale sur une plateforme : une ministre déclare « Nous allons taxer les repas chauds à plus de 50 € ». 50 000 vues. Sa voix et ses gestes ont été imités presque parfaitement, ses mains bougent naturellement, aucun défaut n'est flagrant. Des articles reprennent la vidéo en titrant « Scandale : la ministre veut taxer les repas chauds », sans rien vérifier.
- Les articles partagés prouvent que les experts l'ont vérifiée
- Vérifier la nouvelle sur les canaux officiels du gouvernement
- Si la vidéo a 50 000 vues sans signalement, c'est qu'elle est authentique
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La bonne réponse : Vérifier la nouvelle sur les canaux officiels du gouvernement
Une vidéo truquée avec voix clonée devient indétectable à l'œil : chercher un défaut d'image ne suffit plus, aussi convaincante soit-elle. Le seul geste fiable consiste à vérifier si la nouvelle existe sur les canaux officiels, site du gouvernement ou communiqué de presse. Aucune mention nulle part ? C'est un faux perfectionné. Et les articles qui reprennent la vidéo ne valident rien : ils amplifient le mensonge.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 5. Qui d'autre le dit ?
Que nous enseigne ce cas sur la vérification ?
Vous découvrez un communiqué attribué à un ministère de l'éducation : « Les prochaines vacances d'été seront raccourcies de deux semaines au titre de la transition écologique. » Vous le cherchez sur le site officiel du ministère, et vous le trouvez : il est bel et bien publié. Mais au bas de la page, une note minuscule indique : « Cet article est une simulation pédagogique destinée à mesurer les réactions du public. Ce n'est pas une politique réelle. »
- Si vous le trouvez sur le site officiel, c'est toujours vrai
- Même sur un site officiel, une publication peut être un test ou une simulation
- Les commentaires officiels ne comptent pas, il faut chercher ailleurs
Voir la réponse et l'explication
La bonne réponse : Même sur un site officiel, une publication peut être un test ou une simulation
C'est un cas rare mais instructif : une source officielle ne garantit pas que tout ce qu'elle publie soit vrai, ni actuel. Une page peut être un exercice, une plaisanterie, ou un texte retiré ensuite, et lire la note en bas aurait ici évité de propager l'information. Le geste : lire jusqu'au bout, regarder la date de publication et les mises à jour, chercher des confirmations ailleurs, dans d'autres administrations ou dans la presse.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 3. Quelle date ?
Que montre ce cas sur les fausses sources ?
Article découvert sur une plateforme de blogs : « Les universités cachent une vérité sur les vaccins ». L'auteur a un profil solide : docteur en biologie, deux publications. L'article cite de vraies études, avec de vrais titres et de vrais auteurs. Mais en relisant ces études, vous constatez qu'il les dénature : il leur fait dire l'inverse de ce qu'elles concluent.
- Un auteur avec un diplôme réel ne peut pas dénaturer les sources
- Si les études sont réelles, les conclusions doivent être réelles aussi
- Vraies études, conclusions inversées
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La bonne réponse : Vraies études, conclusions inversées
La fabrication la plus soignée combine trois choses : une autorité réelle, de vraies sources, et leur détournement. L'auteur peut être authentique et les études existantes, tandis que les conclusions qu'il en tire sont fausses : c'est un argument d'autorité doublé d'un détournement de sources, et un diplôme réel n'en protège pas. Le geste : lire vous-même l'étude complète dès que vous citez ses conclusions, sans vous fier à la paraphrase de quelqu'un.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 8. L'expert est-il vraiment expert ?
Pourquoi ce cas est-il retors ?
Billet de blog signé « Association pour la Transparence en Santé » : « Révélation : l'agence sanitaire cache les chiffres de décès de l'épidémie de l'hiver dernier. » L'association existe et a un site officiel. L'article cite la bonne agence et la bonne épidémie. Mais vous remontez à la source : un rapport officiel qui dit exactement l'inverse. L'association a extrait un chiffre partiel de son contexte.
- Une vraie source, citée hors de son contexte
- Si l'association existe et cite le gouvernement, c'est vrai
- Les chiffres cités sont vrais, donc les conclusions doivent l'être
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La bonne réponse : Une vraie source, citée hors de son contexte
C'est la fabrication la plus subtile : une association réelle, un document authentique cité, et un chiffre sorti de son contexte, ce qui suffit à retourner le sens. L'association a peut-être retenu le nombre de morts d'une seule semaine pour prouver une dissimulation, alors que le rapport complet montre une baisse. Un contenu faux peut donc reposer entièrement sur des éléments vrais. Le geste : ne jamais croire une citation isolée, lire le document en entier.
Réflexe(s) lié(s) : 2. Quelle source ? · 9. Le chiffre a-t-il un contexte ?
Que nous enseigne ce cas ?
Message très partagé sur un réseau social professionnel : un entrepreneur annonce « Nous nous associons à la Fondation Norenne pour transformer l'éducation dans toute une région du monde ! » Un lien mène vers un billet de blog. En cherchant sur le site officiel de la fondation, vous ne trouvez aucune mention de ce partenariat. En l'appelant, on vous répond : « Nous n'avons approuvé aucun partenariat de ce genre. »
- Un vrai partenariat est annoncé par les deux parties, sur leurs propres canaux
- Si quelqu'un affirme un partenariat, c'est que c'est vrai jusqu'à preuve du contraire
- C'est un réseau professionnel, donc les infos y sont vérifiées
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La bonne réponse : Un vrai partenariat est annoncé par les deux parties, sur leurs propres canaux
Les faux partenariats sont une arnaque commerciale : une entreprise se prétend associée à une fondation prestigieuse pour se donner de la crédibilité, alors que celle-ci n'a rien approuvé. Une vraie association est annoncée par l'organisation elle-même, sur ses propres canaux ; l'absence de confirmation officielle signifie qu'il n'y a pas de partenariat, ou qu'il n'est pas conclu. Le geste : chercher la mention du partenariat chez le partenaire annoncé, ou l'appeler directement, avant de le croire.
Réflexe(s) lié(s) : 1. Qui parle ? · 2. Quelle source ?